Notre programme Rodin s'adaptant facilement à cet ensemble de données, nous pûmes faire rapidement une première expérience de rendu. Alors quelle émotion! Après toutes nos tentatives de produire du réalisme par diverses procédures algorithmiques: le grain de peau, les rides, la modélisation., tout à coup surgit un visage d'un réalisme bouleversant. Restait à développer et explorer ce nouvel espace peu réductible en apparence aux procédés d'animation faciale de l'époque.
Synthétisées à partir des acquisitions réalisées au C.N.R.C , ces images figurent dans le film "masques et bergamasques", en partie démonstratif, puisqu'il fait tourner une face texturée, que l'on peut voir de l'intérieur, avec et sans sa texture de peau. Un problème qui sera mieux résolu ultérieurement fût celui des yeux: l'acquisition laser ne permettait pas d'ouvrir les yeux, et bien sur un autre problème était celui de l'animation de telles bases de données, ne serait-ce qu'ouvrir la bouche. En attendant d'y arriver, nous avons réalisé avec le C.N.R.C une série d'acquisitions d'expressions et de parole de ce même visage, ce qui fournissait une riche, mais aussi très lourde, documentation de mouvements du visage, incluant des mouvements de peau et de rides. Grâce au professionnalisme de notre modèle, car il fallait rester absolument immobile pendant les longues secondes de la saisie, nous avons pu entreprendre avec le CNRC une digitalisation réussie du corps complet, et réaliser un premier "nu de synthèse".


